Le Bosphore propose en permanence un affrontement des vestiges d'un passé glorieux avec les marques fraiches d'une nation dynamique qui s'est libérée de l 'inertie de ses traditions. Le Bosphore voit passer sans cesse des porte containers , des paquebots de croisière comme de petites embarcations de plaisance. Mais c'est un endroit piégeux et le passage est interrompu de nuit pour les plus gros navires.
Marché aux épices et marché aux poissons nous ont permis de faire leplein de " couleur locale"
survol des méandres d'un beau Danube encore presque bleu vu de cette altitude
merci encore à la charmante mais toujours anonyme voisine de hublot qui a pris ce cliché

Photos : Maurice DANOS
Textes : Maurice DANOS
Date : du 9 au 16 octobre 2010
Ma
tériel de prise de vue :
CANON EOS 5 D Mk 2





Puisque le propos de départ est aéronautique , disons d'emblée que la compagnie ONURAIR n' a pas donné prise à la critique . En premier lieu , les horaires ont été parfaitement respectés avec pourtant en arrière plan , une situation sociale troublée en France par des mouvements de grève auxquels les aiguilleurs du ciel s'étaient promis de participer...Bref , pas de lézard dans le chrono , pas plus que dans la qualité de l accueil, tant à l 'enregistrement qu'à bord .Les prestations étaient correctes et l 'appareil ne donnait aucun signe apparent de manque d'entretien comme au travers de ces petits détails de finition qui pêchent avec le temps ou des négligences dans les endroits stratégiques que sont les toilettes par exemple... Il faut savoir aller quelquefois "au fond dse choses" pour se forger une opinion. Eh bien , cette impression favorable se renforça par la perception d'une organisation ne soulevant guère plus de problèmes. Certes les cinq cars de France-Loisirs qui embarquèrent à leur tour les passagers de l avion, éprouvèrent des difficultés pour rallier les hôtels. ENIS , notre guide-accompagnateur se présenta dans un français parfait. Il s'employa à occuper le temps perdu dans la circulation d'Istambul en nous exposant les conditions particulières d'un programme dont les options s'avéraient incontournables, entrainant du même coup les suppléments évoqués plus haut . Cette clarification fort utile , nous permit d'entrevoir sereinement un voyage libéré de ces petites surprises à répétition ...
ISTAMBUL
Cette ville tentaculaire n 'a pas développé ses artères aussi vite que l'auraient exigé les 17 millions de poumons qui s'y entassent. On s'y accomode de plus en plus mal de la pollution quI en découle .Les encombrements chroniqes laissent se créer une couche d'air hautement suspecte et facilement détectable à certaines heures
Par bonheur ( un peu calculé sans doute ) nous sommes arrivés un samedi en milieu de journée , heure et jour favorables s 'il en est , pour se frayer un chemin dans cette jungle automobile. La description qu'en fait notre guide me rend impatient de m 'aérer au plus vite dans les provinces de ce grand pays , finalement très peu peuplées. L' hôtel qui nous accueille vers 16 h 30 se pare de toutes les vertus . Situé au centre ville près des principales curiosités touristiques , il est luxueux , confortable et bien insonorisé ce qui pour moi est essentiel
(voir la liste des hôtels en dernière page récapitulative)
Après un court moment de détente mis à profit pour nous restaurer dans le snack le plus proche , le plus cher et le moins recommandable, passons....nous avons entamé l après midi par une balade commentée dans le palais de TOPKAPI , palais qui n'a plus la fonction de demeure de la dynastie régnante mais de musée dont la curiosité principale est un diamant d'une taille exceptionnelle. Topkapi est en fait un assemblage de batiments disparates dont les commanditaires et successeurs de leurs papas , ont voulu marquer de leur personnalité l 'oeuvre initiale par un ajout dans le style du moment ;il en résulte une impression floue dont aucune ligne directrice ne se dégage . Finalement l 'endroit le plus plaisant de ces divers sites serait à mon sens la terrasse qui domine le Bosphore, d'ailleurs agrémenté par la possibilité d'y déjeuner ou de déguster une boisson en admirant un dse plus beaux panoramas de ce séjour...
La journée n'était pas du tout terminée puisque le car déposa le groupe à l embarcadère d'un bateau de promenade d'une taille respectable ,car il est fréquent de croiser des unités de fort tonnage dans ces eaux de transit commercial intense entre Mer Noire et Méditerranée . Le Bosphore offre un raccourci édifiant de l 'évolution dynamique mais souvent mal maitrisée de cette nation démocratique et laïque à la Turque...Rappelons que c'est le parti religieux musulmanb qui est au pouvoir dans ce pays , mais que la religion n ' y atteint jamais les démonstrations d 'intégrisme crispé que nous connaissons fréquemment.
Fi de l ' heure , il était juste temps de se rendre dans le marché aux épices à deux encablures de là . Des étalages attirants , des lumières , des sourires , de la chaleur humaine ont fait de cette visite un épisode sympathique et détendu.









La grande Mosquée Bleue est un lieu de prière dont l ' accès est autorisé au public en dehors des heures de pratique du culte (ce qui schématiquement interrompt le flux touristique 3 fois par jour( la prière du lever et celle de la nuit se situent en dehors des heures de visiste)









De retour à l' hôtel , la deuxième partie du supplément nocturne pour Istambul nous mènera au marché au poisson , sorte de mini Rungis où les mandataires ont la taille d'une échope.Notre guide , ENIS négocia pour nous une formule très intéressante. Une fois le poisson de chacun choisi sur l 'étalage , le cuisinier du modeste restaurant attenant, en faisait son affaire pour nous présenter un met à déguster fort sympathique et pour une somme qui ne nous retira pas le sourire , 5 euros par personne . Nous n avons pas encore compris comment ENIS s'y était pris pour nous obtenir De telles conditions ...!
La soirée déjà bien avancée se termina par une séance photo des mosquées visitées le matin , mais vues cette fois sous un éclairage nocturne assez flatteur; Retour à l ' hôtel , avec mise en garde : "on se lève très tôt , vite au dodo ..."
