LAC NAÏVASHA

Reprenant déjà à regret la piste pour refaire à l' envers une bonne partie de ce que nous venions d' affronter, nous nous dirigeons vers un lac voisin le lac NAÏVASHA . Là , changement de décor . Tout est sur ou dans l'eau ; peu d'animaux se montrent à distance des berges .De ce fait la promenade optionnelle sur le lac est incontournable . Pélicans , cormorans , cervidés de tout poil , sont les faire valoir du seigneur des lieux , l'hippopotame . Nombreux et libres de se déplacer dans un espace aquatique à leur mesure , ils sont redoutablement dangereux si on les approche de trop près . L'embarcation qui nous permet de les approcher est, malgré une motorisation puissante, toujours restée à distance respectable...
Le lodge est situé à proximité du lac et constitue un ensemble véritablement luxueux : vastes chambres donnant une vue sur la réserve , piscine moderne à débordement , restaurant très accueillant , le tout managé par un personnel toujours souriant et à votre écoute . C'est un must qui nous restera comme étalon pour le reste du voyage...

Le lendemain matin , nous faisons route sur Masaï Mara

Six personnes ont accompli ensemble par hasard le même SAFARI au KENYA .Elles ont confronté leur expérience .Cette page est le recueil de leurs impressions . Ce "SAFARI-NYATI" est un produit VOYAGES KUONI, et le transport aérien a été assuré par la compagnie CORSAIR sur Boeing 747 .
Le programme de ce safari était dense et la brochure ne le dissimulait pas .Les participants étaient en bonne forme physique ce qui était requis. Pour un premier séjour au Kenya , cet itinéraire avait l 'avantage de survoler l 'essentiel des curiosités qu'offre ce pays , en matière de réserves animalières .Le Lac NAKURU , le lac NAIVASHA , MASAÏ-MARA , AMBOSELI et TSAVO étaient les étapes proposées .

MASAÏ-MARA


LAC NAKURU

Le kilométrage total de cette première étape , 175 kmn 'est pas effrayant en soi. Mais les routes , minées par des pluies diluviennes à partir d'avril , sont détériorées et ralentissent plus notre progression que de vraies pistes de terre. Il est vrai que de nombreux et importants chantiers remédient progressivement à cette détérioration du réseau. Le ralentissement qui en découle , les déviations cahotiques, les nids de poule (qui devraient s'appeler nids d'autruche d'ailleurs), et la poussière omniprésente dont s' enrichit l 'atmosphère ambiante, sont pour l 'essentiel les désagréments du voyage...

Lors de ce baptème de la route , nous devons nous extraire des encombrements de Nairobi dans un premier temps , pour affronter une des plus mauvaises routes du circuit... Passons , on sera obligé d'aborder le problème de nouveau . L'arrivée sur une vraie piste , plus lente mais qui permet de découvrir progressivement un paysage somptueux est un soulagement apprécié.
Le lac NAKURU , entouré de collines verdoyantes est alimenté en eau douce par quelques cours d'eau mais en raison de la salinité du sol , le lac est toujours saumâtre. La composition de son écosystème apporte un milieu idéal à l'épanouissement de colonies d'oiseaux divers . C'est surtout le paradis des flamants roses , qui se comptent par milliers sur les eaux peu profondes des rives . Il semble que ce soit un eden pour beaucoup d'autres espèces qui y prolifèrent en ne donnant jamais l impression de redouter un quelconque prédateur. C'est un endroit rêvé pour contempler la nature et s'adonner à la méditation ... ou à la sieste à en croire les rhinocéros . Les espèces les plus faciles à observer regroupent buffles , zèbres , phacochères, antilopes, rhinocéros, girafes, marabouts , pélicans et autres singes. Ils s'y ébattent dans une apparente quiétude...Il est vrai que les grands fauves ne s'y montrent guère ...

Si comme moi vous aimez les petits singes, méfiez-vous en tout de même … Ils vivent en petites bandes, vous jaugent du haut des arbres avec un air narquois. Lorsque vous êtes en possession de nourriture, leur tactiques sont multiples et toujours efficaces : attaques groupées en vous cernant ; planques sur votre parasol en guettant le moment propice ; tentatives d'attendrissement en envoyant le plus petit des singes, qui vous regarde avec ses grands yeux tristes, son poil soyeux frémissant sous la brise et soudain … ils bondissent ! Mais attention, jamais pour faire mal : seulement pour chaparder un petit gâteau ou un fruit. Je me suis mis moi-même à les poursuivre … pour les filmer, jusqu'à ce que je sois arrosé d'urine par l'un des petits coquins : simple amusement, ou rituel d'acceptation dans leur petit groupe ???

FLAVIEN

250 km parcourus et une demi-journée seront nécessaires pour rallier la très fameuse réserve de MASAÏ MARA

Dans le prolongement de la non moins réputée réserve du SERENGUETI en TANZANIE , ce territoire est sans doute le plus riche et celui qui offre les panoramas les plus somptueux .Cette vaste plaine voit passer des migrations massives de gnous qui doivent franchir deux fois l 'an la rivière MARA . Cette épreuve, qui s'avère être trop souvent leur dernière, est la marque d'une réflexion extrêmement mince ... Les gnous de panurge s'engagent invariablement par hordes dans la trace de ceux qui les précèdent , même si, à l ' évidence, l' endroit n'est pas propice au franchissement ... Lors de ces migrations de nombreux cadavres de gnous jonchent les rives quand la rivière est en crue tout particulièrement.
Ils sont accompagnés le plus souvent de zèbres, animaux plus intelligents qui voient peut être dans le fait d'accompagner ces proies faciles , le moyen d' échapper à leurs prédateurs. Les minibus se croisent et se recroisent dans cet espace pourtant immense et lorsque le roi se montre , il est aussitôt entouré d'une cohorte de véhicules. Le lion, habitué à cette présence aussi envahissante qu' inoffensive, affiche un complet mépris à leur égard...

La plupart des espèces y sont visibles plus ou moins facilement ; seul , le léopard s'est refusé à paraître malgré la persévérance et la connaissance du terrain dont a fait preuve notre guide ...

Une autre façon de découvrir cette nature y est proposée sous la forme d'un survol en montgolfière...


VOIR SURVOL EN MONTGOLFIERE
( page en préparation )

cette option , à régler de préférence avant le départ si l'on veut être sûr d' y participer , s'effectue aux premières lueurs de l aube ; l'inconvénient principal de ce mode d'exploration est d'être tributaire du vent qui, lui, imposera un itinéraire pas forcément d'un grand intérêt au plan de l 'observation des animaux ; ce vol peut être remplacé par un safari photo en minibus permettant d'explorer une partie différente de la réserve...

 

 


Le lodge qui nous accueille en limite de réserve est des plus confortables , même si la piscine, ( que nous n'avons pas le temps d' apprécier ) le restaurant et les bungalows sont entourés d' une végétation arbustive un peu trop dense. L'accueil y est contrasté . A notre arrivée ( les derniers du groupe de 4 minibus KUONI ), nous sommes d'autorité invités à prendre place à des tables de douze auxquelles moins de six places restent libres ! moralité , nous sommes séparés de nos sympathiques compagnons; devant nos protestations que répercutera notre chauffeur-KUONI auprès de la direction , les plus souriantes attentions viendront adoucir cette maladresse pour la suite de notre court séjour...
Le premier jour nous verra sillonner savanes et collines . Notre chauffeur , toujours à l ' écoute de sa radio qui fait office de téléphone arabe , nous met sur les bons coups. Sa connaissance de quelques repères indécelables pour nos yeux peu éduqués , lui vaut de satisfaire la plupart de nos voeux : belle journée en vérité...

 


Le second jour, et succédant à notre "expérience montgolfière" de l 'aube, le minibus nous permet de visiter un village MASAÏ "traditionnel". C'est une visite optionnelle ; cette parenthèse dans notre quète animalière apporte une note culturelle assortie d'un zest de fantaisie; l'accueil de bienvenue passe par l'incontournable port d'un chapeau confectionné avec la crinière d'un lion ...Chacun y passe : rires et "photos compromettantes" sont de mise . Les danses et les démonstrations de saut à pieds joints sont réellement spectaculaires. La visite des cases aux parois confectionnées de terre et de bouse de vache est le dernier temps "culturel" de cette rencontre avec les traditions Masaï . La suite pourrait être évitée : conduits vers un enclos où sont disposés des produits d'un "artisanat" de provenance incertaine, les visiteurs que nous sommes sont "invités" de manière répétée et maladroite à y faire des emplettes . Manifestement , la reconversion des farouches guerriers pasteurs Masaï en commerçants avisés n'est pas simple . Ils nous gratifient à notre départ de marques de sympathie rassurantes... malgré notre comportement de consommateurs réticents...

L'après midi de cette deuxième journée sera très efficacement employée à "battre la savane" ; nous ferons des rencontres surprenantes avec parmi tant d'espèces une hyène ,un serpentaire, un guépard et de facétieux lionceaux...

L' EPREUVE...

La mise en garde n 'était pas superflue . Cette journée est consacrée toute entière à la route pour rallier Amboseli ... 530 km !!!. Le départ de nuit vers 5 heures trente laisse des traces sur la vitalité au cours de cette matinée . Silence , somnolence , fesses endolories et même petite bosse sur la tête de Nicolas qui voyage au dessus de l 'essieu arrière ... ce sont les seuls faits notables durant cette partie éprouvante du parc ours ...

Le midi ,encombrements inextricables à Nairobi pour atteindre la pause restaurant au "CARNIVORE" ... Cet établissement dont la réputation dépasse de beaucoup les prestations , n'est plus qu'un restaurant ordinaire au décor exotique depuis que la consommation de viandes d'animaux sauvages a été interdite ... il n'y a pas lieu de le regretter si on veut éradiquer le braconnage. La viande que l on y déguste est cependant excellente ...
A la sortie du restaurant, la visite d'un musée d'art et de traditions populaires , propose à la vente des objets de qualité mais dont les prix sont en rapport avec leur rareté; jamais nous ne retrouverons de pièces aussi anciennes, d'une facture aussi exceptionnelle ; je ne me lasserai pas d'en nourrir des regrets ...A ne pas négliger , si on apprécie l'art africain

L après midi , la route s'améliore nettement , le tonus remonte et l 'ambiance avec ! Seuls les derniers 80 km sont constitués d'une vraie piste en terre . Cette "tôle ondulée" réserve moins de surprises que les nids de poule et une vitesse adaptée , c'est à dire soutenue , permet en surfant sur ces micro bosses d'éviter la fréquence vibratoire à laquelle le véhicule est soumis le plus souvent . Malgré tout , nous sommes encore bons derniers au lodge d'AMBOSELI que nous atteignons à la nuit bien avancée après la fantasmagorique traversée d'un lac asséché...

AMBOSELI

Le lodge est notre premier contact . Restauration impeccable , personnel attentionné, voire "classieux", vastes moustiquaires exotiques au-dessus des lits, le tout produisant une tonalité des plus sympatiques.

 


Le lendemain matin , la promenade , malgré en arrière plan l'omniprésence du KILIMANDJARO, est d'une platitude désolante . Ce lac salé que les véhicules empreintent a condamné nombre d'espèces végétales. De ce fait , et pour ne pas propager ce sel à la" semelle de nos pneus", la circulation y est interdite en dehors des pistes , sage précaution environnementale qui est unanimement respectée !...
Les espèces y sont nombreuses et repérables de loin , naturellement. Néanmoins le décor sur lequel elles évoluent constitue rarement un écrin pour ces valeurs écologiques ...

 

Un unique dôme de terre agrémenté d' un observatoire , offre une vue panoramique des plus impressionnantes ; on peut y observer un marais verdoyant et au loin de multiples colonnes de poussières , sortes de mini tornades naissant sur des terres arides et surchauffées...

 

 

 

Il est bientôt temps de prendre la route pour TSAVO mais un retard inattendu sanctionne notre épopée de la veille : une pièce de la suspension avant a lâché et le chauffeur a dû y remédier avec des moyens de fortune ...Nous devions rester en convoi , avec un soldat en arme dans chaque véhicule . Les braconniers se livrent périodiquement à des agressions sur les touristes . Certes , aucune violence physique n 'a été à déplorer , mais le dépouillement sauvage est un épisode pénible que nul ne souhaite vivre... La colonne ne nous a pas attendu et nous voyagerons , précédés de deux autres voitures qui nous distanceront ; un soldat portant ostensiblement une Kalashnikov fera le voyage en notre compagnie jusqu'à l 'entrée de la réserve de TSAVO...

 

 

 

 

L'après midi est consacrée à rallier MOMBASA par une route au bitume parfait ; c'est une surprise , mieux , un enchantement et les 320 km de ce parcours n'auront pas un impact significatif sur la forme des participants ...
Le paysage change, des montagnes émergent d'une plaine assez aride où trônent quelques baobabs imposants. La route défile à une vitesse quasi métropolitaine: parfois nous atteignons 100 km / heure ...

Notre groupe de six ne réside pas dans un même hôtel de MOMBASA et la répartition initiale des passagers dans les minibus n 'a pas tenu compte de cette donnée. Normalement la recomposition des "équipes" dans la dernière ligne droite en fonction des hôtels permet d'éviter de faire des détours avec une seule destination par minibus. Mais notre retard sur le groupe nous impose une boucle de 2 heures pour déposer un couple au nord de Mombasa avant de rallier notre hôtel situé au sud . Ce n'est pas grave en soi ,ce sera une fatigue supplémentaire surtout pour le chauffeur qui doit ramener son minibus à Nairobi dans la nuit ...!

L'hôtel qui nous accueille offre toutes les commodités et une belle finition.Sur la restauration , comme sur les chambres il n'y a rien à redire. La plage de sable blanc et la somptueuse piscine apportent l'espace et la détente recherchés pour ces dernières heures . la moiteur ambiante , les fourmis , les minuscules araignées et les moustiques nous rappellent cependant que nous sommes proches de l 'équateur ce que nous n' avions jamais ressenti en passant sur les hauts plateaux situés entre 1300 et 2000 m des journées vraiment très agréables au plan climatique.

Dernier jour , lever 3h45 pour un départ vers 4h 40 . Nous passons le bac sans attendre dans le flot des travailleurs du petit matin . Quelques heures d'attente à l' aéroport . Le 747 est arrivé de Paris un peu en avance et repartira pile poil dans l 'horaire pour un vol sans histoire qui s'avère beaucoup plus agréable que le vol aller de nuit . Corsair a fiabilisé à l 'évidence la ponctualité sur ce trajet. Paris est atteint à 16 h 15 , il y fait gris , un crachin frais nous accueille , va falloir s' habituer mais ça , c'est une autre histoire ...

 

 

 

 

 

 

 

TSAVO

conseil pratique :

il est à vrai dire inutile de changer de l 'argent ou bien seulement quelques milliers de shillings qui suffiront à la rigueur à payer les pourboires ordinaires . Evitez les dollars . En peu de temps l'euro a supplanté la monnaie américaine dans le "coeur" des kénians qui l'acceptent comme "une seconde monnaie " et vous pourrez régler tous vos frais , y compris les pourboires (avec des pièces d'1 euro) avec notre devise européenne et ce , moyennant une conversion moins coûteuse que les taux de change bancaires !...

 

MOMBASA

texte et photos
Maurice DANOS

 

 

 

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VERS ACCUEIL
D'AVIATION FRANCAISE.COM
Le mardi 18 septembre 2007 au soir , nous embarquions pour un vol de nuit qui allait nous permettre de rallier NAIROBI au petit matin.L'avion a rallié sa destination avec un peu d'avance sur l 'horaire . Ajouté au fait que KUONI avait déjà effectué pour nous les formalités d'obtention de visas auprès de l ' ambassade du Kénya à Paris ,cela allait nous permettre d'accomplir sans difficulté la première étape d'un copieux périple...

Le kilométrage du jour est très raisonnable, 160 km constitués uniquement de pistes en terre

Notre suspension aidant ( ou plutôt handicapant ) notre progression vers TSAVO prend un retard conséquent . Les autres groupes ont le temps d'effectuer la visite d'une source aux abords du lodge. Résignés , nous y renonçons à regret ce qui n'aura , à la réflexion que d'heureuses conséquences. En effet , nous passons la fin du jour au camp de tentes dont nous redoutions l'aspect spartiate ... à tort . C'est l'endroit au charme le plus prononcé où l'on ait séjourné. Eloigné de tout , internet et la télévision n'y ont pas droit de cité mais les tentes n'ont de parenté avec l't équipement de camping que le nom. Stabilisées sur un socle maçonné et recouvertes de toits de chaume, elle sont alimentées en électricité , sont pourvues de tout le confort sanitaire et la literie , protégée d'une romantique moustiquaire est sans doute ce qui se fait de mieux dans tout le pays... Un porteur nous ouvre le chemin jusqu'à la tente numéro 8 tandis que trois phacochères passent à deux pas de nous avec une indolente indifférence.

Le jour qui décline est un moment magique qui voit les animaux s'approcher doucement du point d'eau , proche de l 'accueil. La terrasse est un observatoire parfait qui sera relayé par le restaurant à l air libre. Les girafes nous côtoient sans effroi ; les bruits d'animaux et les chants d'oiseaux accompagneront notre repos pour une nuit très..."OUT OF AFRICA"...

 

 

 

 

Le lendemain matin , la suspension est réparée et apparemment avec des pièces neuves ! On ne saura jamais comment se sera effectuée l' intervention au milieu d'une nature particulièrement peu accessible. La visite de la source est abordée dans de bonnes conditions mais on n'en retiendra , outre la présence de nombreux hippopotames , que le fait d'avoir dû être accompagnés d'un militaire armé pour parer aux éventuelles attaques d'un crocodile affamé.
Dans la foulée nous effectuons une promenade paisible dans la réserve ce qui nous permet de découvrir des animaux plus craintifs car mieux dissimulés par la végétation qui leur évite un contact trop fréquent avec l 'homme. La teinte rouge de la latérite donne aux images une beauté particulière . Les collines avoisinantes apportent une variété au paysage que certains observatoires surélevés permettent d'apprécier ... Nous quittons ce dernier domaine à regret une fois encore ...

Quelques considérations pour conclure ...

Si vous n'êtes jamais allés au Kénya et pour peu que vous ne comptiez pas y retourner , le choix de ce safari est intéressant. Son rapport prestations-prix de même que les différents aspects du pays qu'il permet de découvrir sont des arguments en font un compromis qui vous laissera beaucoup de belles images en tête et beaucoup d'anecdotes à raconter à votre retour...
On peut faire quelques remarques qui ne s'attachent pas à contester le niveau qualitatif de KUONI mais qui nuancent l 'intérêt du programme. Si les affamés d'horizons nouveaux trouvent leur compte , les contemplatifs , les rêveurs , les poètes s'y sentiront un peu bousculés au propre comme au figuré...


1 les temps cumulés pour rallier les réserves entre elles, sont au moins égaux sinon plus importants que la durée des visites en véhicule dans les réserves...! C'est une épreuve certaine pour les personnes qui ne seraient pas en pleine forme ; les moments de détente ou les visions fascinantes qui incitent à la contemplation sont comptés .Ceci dit , on le savait au départ mais il est utile de le redire. Voir autant de sites en un temps aussi court comporte des contraintes...
les rives paradisiaques de NAKURU, l'immensité des panoramas de savanes de MASAÏ MARA ou le charme de TSAVO méritent qu 'on leur consacre sans doute plus de temps .
Et pour le photographe que je suis , l 'affût patient nécessaire à la meilleure prise possible pour une espèce donnée est incompatible avec un timing rigoureux . Sous cet angle , ce safari est quand même une découverte globale qui pourra inciter à concevoir d'autres séjours plus ciblés et en parfaite adéquation avec les goûts de chacun...

2 la promenade sur le lac Naïvasha est quasiment obligatoire ; le fait qu'elle soit en option payante , certes pas ruineuse 20 euros ,
n 'est pas annoncé clairement ; la refuser, par contre , serait se priver du moyen le plus efficace et le plus agréable de découvrir les lieux ; KUONI gagnerait à l 'inclure d'autorité dans ses prestations

3 notre minibus n'était pas parfaitement adapté à la situation ou plus exactement , l 'état du réseau routier n 'est pas à la hauteur du potentiel touristique de ce pays. Deux modèles de minibus sont utilisés par KUONI:
des TOYOTA assez compacts , puissants et agiles et des NISSAN aux mensurations un peu plus généreuses mais plus justes en puissance ce qui nous a valu d'arriver toujours derrière les premiers nommés . Il n'est pas question de faire des temps scratch mais plus le voyage s' allonge , plus la fatigue s'accumule et plus le programme des visites est serré. Le NISSAN n'a pas tout à fait la même aptitude que le Toyota à se sortir d'un franchissement délicat. Sa suspension est confortable dans la plupart des cas mais elle avoue ses limites en quelques circonstances ce qui valut aux passagers de la banquette un contact un peu rude avec le toit ....
Habitabilté et rentabilté du véhicule , voilà bien un dilemne épineux ...!
Ne sont vraiment bien installés ( dans ces conditions extrêmes de circulation bien sûr )que les quatre passagers occupant les sièges individuels ou bien celui du passager à côté du chauffeur . Les passagers de la banquette ne sont pas vraiment traités avec le confort nécessaire à cette épreuve routière; ce sont donc 5 et non six personnes qui devraient prendre place au maximum par véhicule. Dans ce cas le rangement des bagages s'avèrerait moins délicat et un espace vital précieux serait restitué aux occupants. Mais dans ce cas aussi , les 23 personnes présentes auraient nécessité l 'emploi d' un minibus supplémentaire... .
L 'inconvénient de limiter à 5, le nombre de passagers est que ceci correspond rarement à une répartition habituelle (la plupart des "safaristes" voyageant en couples ) KUONI à notre avis pourrait sur ce point prendre une disposition utile qui concilierait rentabilité et réputation de prestations de qualité... en proposant une option 4 passagers maxi, (donc 2 couples) , moyennant un supplément tarifé avec pondération... Mais là c'est le chauffeur qui perd 33% de pourboires , quel casse tête de satisfaire tout le monde...!

Si l 'on met de côté l'aspect mécanique de ce périple, nous n'avons que des louanges à adresser au chauffeur qui a montré en toutes circonstances une bonne volonté , une adaptabilité et une compétence irréprochables . Certes , son français était approximatif mais notre anglais qui ne l 'était pas moins apportait ce petit complément, rarement indispensable d'ailleurs, à une bonne communication...
Alors si vous lisez ces lignes un jour , merci Monsieur MOUTISSIA NICHOLAS KATIKU et bravo à KUONI et à CORSAIR pour ce programme difficile et ambitieux qui ne nous laisse, tout bien considéré que d' excellents souvenirs ...

Profitons de cette plaisanterie pour saluer le très important travail accompli par les douanes qui font barrage au juteux traffic d'animaux exotiques vivants ou à celui de leurs trophés ( peaux , défenses , crânes etc...) . Sans leur action de plus en plus dissuasive pour les trafiquants , l 'Afrique continuerait d'être mise à sac ce qui, pour l'avenir d'un pays comme le Kénya comme pour la persistance des espèces concernées , s'avérerait un mal irréparable ...

DOUANES
F 406 SURMAR UTILISE PAR LES DOUANES DANS LES DOM TOM POUR LA LUTTE ANTI TRAFIQUANTS

Un des grands moments du voyage pour moi s'est déroulé lors d'un safari à l'aube au Masaï Mara. C'était le début du séjour et nous n'avions vu encore que deux éléphants. Nous en avons aperçu au loin un troupeau. Notre guide a avancé un peu le véhicule, puis a coupé le moteur. Nous pensions que les éléphants nous contourneraient plus loin, mais pas du tout ! Ils ont continué leur chemin droit sur nous. Ils étaient une vingtaine de tous les âges. Ils sont passés à quelques mètres du véhicule, de part et d'autre. Dans notre petit groupe d'habitude si joyeux et enclin aux plaisanteries, tout le monde s'est tu, fasciné par le spectacle. Le silence n'était troublé que par le pas lourd des éléphants sur l'herbe sèche et le bruit des trompes avides qui cueillaient les brins les plus tendres. Ils étaient très proches mais nous donnaient une impression de bienveillance à notre égard. Ils ont continué leur chemin sereinement, nous laissant tous un peu remués. Je n'oublierai pas ce moment que j'ai eu la chance de vivre !

ANNE

KUONI et CORSAIR pour un SAFARI réussi