


Deux FM MAG 58 7,62mm Herstal (P90, F2000), 1000 coups équipées laser.
Montées en sabord, elles laissent libre l'accès à la soute
EC 725 RESCO & HUS




L'EC 725 FRANCAIS

Double treuils avec ajustement du stationnaire et potence montée sur l'HUS pour ramassage en grappe





dernière mise à jour
le 14.07.2007
Article susceptible de recevoir des modifications complémentaires
ALAT EC 725 HUS (Hélicoptère Unités Spéciales)









La Délégation Générale pour l'Armement a passé une commande qui a compté : six appareils EC 725 pour l'armée de l'Air et huit pour le Détachement Alat des Opérations Spéciales (DAOS) de l'armée de Terre. A la base c'etait une demande de l'armée de l'Air qui voulait un hélicoptère spécifiquement conçu pour les missions de sauvetage au combat (Combat SAR).
Le Cougar AS 532 A2 fût initialement choisi et après une expérimentation poussée, l'armée de l'Air recommanda un développement plus en profondeur pour obtenir un appareil encore plus ambitieux, pouvant accomplir des missions SAR, SAR de Combat, de transport tactique longue distance, aussi bien que pour des missions de transport sanitaire, de soutien logistique, et pouvant être utilisé pour des missions navales, appareil qui deviendra Cougar MK2 EC 725.
L'EC 725 est un hélicoptère biturbine dérivé du Cougar MK2 dont les performances ont été sensiblement améliorées. L'EC 725 effectua son premier vol en novembre 2000 et a obtenu sa certification définitive de la DGA en décembre 2004.
HUS ou RESCO, sont ils différent ?
Les EC 725 HUS du COS et les EC 725 RESCO de l'Armée de l'Air sont identiques. L'EC 725, est le seul hélicoptère répondant aux besoins de l'Armée de l'Air et aux besoins interarmées du COS. Le projet initial porte le nom d'EC 725 RESCO. Lorsque le projet devint interarmées, il porta la dénomination d'EC 725 HUS pour Hélicoptère d'Unités Spéciales.
Il s'agit d'un des appareils le plus complexe conçu par Eurocopter :
- rayon d'action et capacité d'emport accrus
- onze tonnes au décollage
- capacité en carburant de 3750 litres
- autonomie de 5h30 h de vol, (peut être doublée grâce à la capacité de ravitaillement en vol).
- une boite de transmission principale renforcée
- rotor principal à cinq pales.
- pilote automatique 4 axes
- tourelle optronique
- système de homing sur balise de détresse
- ensemble de navigation et de communication très complet
- poste de pilotage « tout écran » doté de six larges écrans multifonctions LCD à matrice active
- autoprotection et blindages de cabine.
Des appareils rapidement opérationnels :
- au Liban pour l'opération Baliste, évacuation des ressortissants au cours de l'été 2006
-
en Afghanistan, depuis la fin de l'année 2006, 2 hélicoptères EC 725 Caracal de l'Armée de l'Air sont basés à Kaboul. Ils assurent au profit de la coalition des missions de transport de troupes et d'intervention rapide, des évacuations sanitaires, ainsi que la sécurité des pilotes des Mirage 2000 engagés depuis le Tadjikistan voisin. Les appareils sont en alerte 24h/24.
EC 725 RESCO
Caracal & HUS (Hélicoptère Unités Spéciales)
Type de proplseur : bimoteur Makila 2A
Masse maximale : 11 tonnes
Vitesse de croisière : 275 km/h
Caractéristiques générales
- Écrans d'affichage LCD multifonctions compatibles avec des jumelles de vision nocturne
- Cockpit tout écran traité bas niveau de lumière
- Un pilote automatique.
- Rayon d'action RESCO : > 200 Nm
- Capacité tout temps
- Perche de ravitaillement en vol compatible avec le future Airbus 400 M ou avions ravitailleurs alliés.
Système de communication
- Commandes radio centralisées
- Cryptage
- Identificateur ami/ennemi
Système de navigation
- Calculateur de navigation
- Centrale de navigation inertielle gyrolaser avec couplage GPS
- Radar Doppler
- Cartographie embarquée
Système de mission
- Tourelle optronique (Caméra thermique infrarouge avec télémètre laser pour optimiser la vision de nuit, récepteur GPS, centrale de navigation inertielle gyrolaser).
- Radar météorologique et de recherche
- Double treuils / Possibilité de transférer l'ajustement du stationnaire au treuilliste
Système d'autoprotection / Détection des menaces sol-air et contre-mesures électroniques :
- Détecteur d'arrivée missile
- Détecteur d'alerte radar
- Lance leurres
- Blindages : pilotes, hydraulique, tireur, tapis amovibles
- Coupe-cables, sièges anti-crash, hublots d'observation à bulle
- Système de flottaison de secours
- Deux FM MAG 58 en 7,62mm Herstal (P90, F2000), 1000 coups équipées laser. Mitrailleuses en sabord, qui laisse libre l'accès à la soute
Armée de l'Air EC 725 RESCO Caracal
RESCO (REcherche et Sauvetage de COmbat)
ou CSAR (Combat Search And Rescue)
Le 10 mai 2006 le dernier des six EC 725 RESCO, dénommé CARACAL (félidé de la famille du Lynx) par l'Armée de l'Air, a été officiellement livré à l'escadron EH 1/67 « Pyrénées » basé à CAZAUX, et qui est depuis l'été 1997 est l'unité volante spécialisée en recherche et sauvetage au combat (Resco).
Aux côtés des équipages, les commandos de l'air complètent le nouveau pôle Resco de l'armée de l'air.
Une mission RESCO consiste à récupérer un pilote ou l'équipage d'un avion de chasse abattu en territoire ennemi. Elle se déroule en environnement hostile sans effet de surprise, généralement un hélicoptère n'opère jamais seul, mais tout un dispositif aérien (avion radar, chasseurs de supériorité aérienne, avion ou hélicoptère d'appui feu du type Gazelle canon ou Tigre, avions ravitailleur) et la participation de commandos.
ALAT EC725 HUS (Hélicoptère Unités Spéciales)
- Le 28 juin 2005, était officiellement créée la 3em Escadrille des Opérations Spéciales (EOS 3) de l'ALAT qui mettra en oeuvre huit hélicoptères EC725 HUS (Hélicoptère Unités Spéciales).
Basé à PAU, le Détachement ALAT des Opérations Spéciales (DAOS) comportait jusqu'à présent deux escadrilles :
- Escadrille des Opérations Spéciales (EOS 1) équipée de PUMA et de COUGAR.
- Escadrille des Opérations Spéciales (EOS 2) équipée de GAZELLE canon et Viviane (missiles HOT).
Pilotes et mécaniciens du DAOS travaillent en étroite collaboration avec les commandos des forces spéciales des différentes armes pour préparer et mener à bien leurs missions en territoire ennemi.
RESCO
La vie humaine n'a pas de prix, et la formation des pilotes est très longue et atteint des prix très importants. Un pilote prisonnier peut devenir : une source de renseignements, un otage, ou un moyen de pression médiatique.
Pour ces motifs l'état major a mis en place des unités spécialisées pour récupérer ses pilotes, il est moralement difficile d'abandonner un pilote en territoire à la merci de ses adversaires. Politiquement ses missions peuvent avoir des conséquences et démontrer aux pays hostile que nous pouvons sauver nos pilotes même en territoire adverse, ce qui peut avoir un effet dissuasif.
L'Organisme à Vocation InterArmées (OVIA) " RESCO " à été en septembre 2000, sur la base de CAZAUX. L'OVIA RESCO est constitué autour des EC 725 de l'Escadron d'hélicoptère 1/67 de l'Armée de l'Air et comprend des éléments de l'Armée de l'Air, de l'Aéronautique Navale et bientôt viendra s'ajouter l'Armée de terre.
Il est envisagé d'assurer la formation de pilotes étrangers.
1- L'opération RESCO est lancée qu'après la prise de contact et la position connue avec précision du/des pilote éjecté. Les pilotes abattus ont sur leur combinaison des appareils de positionnement par satellite et peuvent ainsi envoyer par ondes spéciales leur emplacement approximatif.
2- La mission ne peut être effectuée qu'avec une maîtrise totale du ciel, cette action est assurée par les avions de combat. Généralement deux hélicoptères se dirigent sur zone, en volant à basse altitude. A la tombée de la nuit ou par nuit claire pour pouvoir utiliser les jumelles de vision nocturne. Le pilote est localisé grâce à sa balise de détresse.
3- L'hélicoptère leader dépose son groupe de commandos, le second hélicoptère reste à distance, d'autre hélicoptères comme le Tigre ou des Gazelles peuvent apporter leur soutient d'appui sol à la mission.
4- Les commandos armés de fusil à visée laser et de lance-grenades sont capables de tenir un ennemi faiblement armé à distance. Face à un ennemi plus lourdement armé, des avions ou des hélicoptères d'attaque au sol interviennent.
5- Une fois la zone reconnue et sécurisée, le deuxième hélicoptère dépose ses commandos. Les hélicoptères re-décollent et s'éloignent à distance sur un point formant diversion.
6- Une fois localisé, le pilote éjecté est tenu en respect par les commandos, il est jugé hostile tant que son identité n'est pas clairement établie (les pilotes sont formés à cette procédure de récupération en zone hostile et répondent à des questions personnelles préétablies).
7- Les commandos rappellent alors les hélicoptères pour la récupération.
8- Le retour vers la base s'effectue par un autre itinéraire que celui le l'aller.


Photos : Claude PAROTTE
Textes : Claude PAROTTE
Lieu de prise de vue :
EA ALAT du LUC 83
CAZAUX
ORLEANS
Matériel : Canon D 60
Date : 2004-2005-2006- 2007
Coupe version transport de troupe
Autres versions
8 à 12 passagers en version VIP
29 hommes en version transport de troupe 11 brancards en version sanitaires
EC 725 Caracal de l'Armée de l'Air "bombardier d'eau"
Un hélicoptère EC 725 Caracal de l'escadron 1/67 « Pyrénées » de l'Armée de l'Air est mis en place pour expérimentation, sur la base hélicoptère de la sécurité civile de Bastia (Corse), lors des mois de juillet et août 2007.
Sa rapidité d'engagement pourra également être mise en valeur par des interventions sur le continent si cela s'avère nécessaire.
Dans un accord cadre entre le ministère de la défense, le ministère de l'intérieur (direction de la défense et de la sécurité civiles) et Eurocopter. L'appareil est en oeuvre par des équipages et des équipes d'assistance d'Eurocopter qui a la responsabilité de l'appareil. La sécurité civile accompagnera l'ensemble de l'évaluation.
L'appareil est déshabillé de ses équipements militaires. Le dispositif de largage (développé par Eurocopter) se compose d'un réservoir souple de 4000 litres , fixé sur le sol de la cabine et d'un système de trappes installé sous l'appareil, qui permettent la vidange du réservoir. Le remplissage peut se faire par pompage en vol stationnaire.
Le réservoir souple amovible, peut être monté et démonté de la cabine en vingt minutes assurant ainsi la polyvalence bombardement/transport de l'hélicoptère.
L'EC 725 est utilisable en bombardier d'eau, comme appareil de transport d'urgence pour 8 à 10 pompiers ou dans sa configuration transport pour 20 pompiers
L'EC 725, en phase d'expérimentation, interviendra dans un premier temps sur les chantiers de feux comme appareil isolé, hors des dispositifs aériens combinés avant son intégration après la phase d'expérimentation.
Son évaluation opérationnelle permettra de valider dans le cadre d'opérations réelles un nouveau concept d'hélicoptère bombardier d'eau.

Un hélicoptère EC 725 Caracal de l'escadron 1/67 « Pyrénées » de l'Armée de l'Air est mis en place pour expérimentation, sur la base hélicoptère de la sécurité civile de Bastia (Corse), lors des
L'Aircrane a été remplacé par un hélicoptère (CARACAL) plus rapide, multi mission (transport de personnes et de matériel) plus souple et disposant de davantage d'autonomie.